{"id":135,"date":"2022-09-27T19:53:06","date_gmt":"2022-09-27T17:53:06","guid":{"rendered":"http:\/\/pascalinecuvelier.org\/?page_id=135"},"modified":"2022-09-28T10:41:16","modified_gmt":"2022-09-28T08:41:16","slug":"christine-faure","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/pascalinecuvelier.org\/index.php\/christine-faure\/","title":{"rendered":"Christine Faur\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Pascaline Cuvelier au travail dans <em>Parole&nbsp;!<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Par Christine Faur\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>Pascaline Cuvelier est n\u00e9e le 29 mars 1944&nbsp;; elle nous a quitt\u00e9 le 11 mars 2021, frapp\u00e9e par la Covid 19 \u00e0 l\u2019h\u00f4pital o\u00f9 elle \u00e9tait entr\u00e9e pour des probl\u00e8mes moteurs. Devenue h\u00e9mipl\u00e9gique, elle avait retrouv\u00e9 la parole \u00e0 force de courage et de d\u00e9termination. Elle \u00e9tait fi\u00e8re de sa reconqu\u00eate du langage sur la maladie.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Parole&nbsp;!<\/em> fut son dernier fait d\u2019armes dans le f\u00e9minisme mais pas le premier.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai rencontr\u00e9 Pascaline, fin 1970, dans le groupe dit Psych et Po qui se r\u00e9unissait rue des Saints P\u00e8res \u00e0 Paris, autour d\u2019Antoinette Fouque. Ce groupe avait des pr\u00e9tentions th\u00e9oriques anti-lacaniennes. Pascaline y venait parfois&nbsp;; elle me demanda si je connaissais Jean Clavreul, ce lacanien brillant, tr\u00e8s critique de ce qu\u2019\u00e9tait devenue l\u2019\u00c9cole freudienne de Paris et qu\u2019elle avait connu \u00e0 la Facult\u00e9 de Vincennes o\u00f9 il faisait cours. Aux dires de son fr\u00e8re Antoine, Pascaline s\u2019\u00e9tait int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 la psychanalyse qui lui avait ouvert de nouveaux horizons car sa culture de d\u00e9part \u00e9tait surtout artistique, ce qui ne l\u2019a pas emp\u00each\u00e9 de quitter ce groupe sectaire et corrompu.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 P\u00e2ques 1971, nous sommes all\u00e9es \u00e0 cinq, peut-\u00eatre \u00e0 l\u2019issue des assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales du mouvement, \u00e0 Formentera, \u00eele des Bal\u00e9ares au large d\u2019Ibiza. Il y avait Ginette Lema\u00eetre, une f\u00e9ministe de toujours, Agn\u00e8s Villadary, une adepte de la f\u00eate, Catherine Beno\u00eet, ancienne troyskyste tr\u00e8s branch\u00e9e sur les jardins, Pascaline et moi. Pascaline avait une tendresse particuli\u00e8re pour ces \u00eeles o\u00f9 elle avait s\u00e9journ\u00e9 dans les ann\u00e9es 1950 avec son p\u00e8re. Le Formentera d\u2019alors, depuis les ann\u00e9es 60, \u00e9tait une vitrine de la contre-culture o\u00f9 se m\u00e9langeaient des Vincennois, des anciens membres du SDS allemand, des artistes isra\u00e9liens tels Sioma Baram et Bella Brzel, Yehuda Neiman, le peintre islandais Erro et un architecte dit le Navigateur qui construisait sur l\u2019\u00eele des maisons auto-suffisantes\u2026De toute \u00e9vidence, le f\u00e9minisme faisait partie de ces milieux contre-culturels.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez Pascaline, 11 rue Lepeu, dans le XI\u00e8me, se r\u00e9unissait le Groupe du Jeudi qui, selon Fran\u00e7oise Picq, avait ent\u00e9rin\u00e9 la rupture avec Psych et Po et affirm\u00e9 l\u2019importance de la politique ext\u00e9rieure&nbsp;: la Guerre du Vietnam tourmentait toujours les esprits.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En 1977, Pascaline participe \u00e0 <em>Histoire d\u2019Elles<\/em>. Apr\u00e8s la parution du n\u00b0 0, elle adresse \u00e0 ses coll\u00e8gues journalistes des r\u00e9flexions nocturnes sur la presse f\u00e9ministe. Elle souligne dans un texte de 5 feuillets, l\u2019importance du visuel \u00e0 la recherche \u00ab&nbsp;d\u2019un syst\u00e8me graphique&nbsp;\u00bb. Sa prose \u00e9tait teint\u00e9e d\u2019enthousiasme et de pr\u00e9ciosit\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dans chaque concert, il y a des couacs tendres et des raclements de gorge \u00e9nervants, \u00e7a fait partie int\u00e9grante de la composition sonore&nbsp;\u00bb \u00e9crit-elle le 17 mars 1977. Il fallait alors y aller \u00ab&nbsp;fortissimo&nbsp;\u00bb et ne pas se contenter d\u2019une petite musique&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je ne peux d\u00e9cid\u00e9ment pas, comme me l\u2019a demand\u00e9 l\u2019une d\u2019entre vous, faire le hachis parmentier mis\u00e9rablement agressif du n\u00b0 0\u2026 en reprenant article par article&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est peut-\u00eatre pour cette raison que sa participation \u00e0 <em>Parole&nbsp;!<\/em> a mal tourn\u00e9. Elle ne voulait pas \u00eatre forc\u00e9e \u00e0 l\u2019id\u00e9ologie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>Parole&nbsp;!, <\/em>outre un texte et de nombreux dessins, elle avait pris en charge la maquette de la Revue. Pour rompre avec une esth\u00e9tique mis\u00e9rabiliste dans laquelle la litt\u00e9rature militante s\u2019engageait volontiers, elle choisit un papier glac\u00e9 lourd et fit un usage intensif de la collection de photos historiques que Nadja Ringart mit g\u00e9n\u00e9reusement \u00e0 notre disposition. Mais cette exigence de formalisme n\u2019est pas mentionn\u00e9e par l\u2019article <em>Entre Nous Soit dit<\/em> qui d\u00e9finissait le collectif \u00e0 l\u2019origine de la revue : une pratique commune scellait le groupe mais pas une pens\u00e9e unique. Pascaline, en sa qualit\u00e9 de grande ordonnatrice de la Revue, \u00e9tait-elle concern\u00e9e par cette ligne&nbsp;? D\u2019apr\u00e8s le texte hilarant qu\u2019elle a sign\u00e9, intitul\u00e9 <em>Lettre \u00e0 mes coll\u00e8gues de bureau<\/em>, elle semble se d\u00e9lester de toute pesanteur militante. \u00ab&nbsp;Pour ouvrir le bal du premier num\u00e9ro et d\u2019un premier tirage&nbsp;\u00bb, elle se situe manifestement \u00e0 c\u00f4t\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;Nous sommes mont\u00e9es sur nos patins \u00e0 roulettes id\u00e9ologiques comme d\u2019autres sur leurs grands chevaux de bataille, ceux de la lutte des femmes&nbsp;\u00bb \u00e9crit-elle. Le f\u00e9minisme lui semble \u00e0 la fois \u00ab&nbsp;patinoire et la glace \u00e0 briser chaque matin&nbsp;\u00bb&nbsp;: un maquillage est n\u00e9cessaire pour donner \u00ab&nbsp;la bonne mine radicale de notre id\u00e9ologie de combat&nbsp;\u00bb, rajoute-t-elle encore.<\/p>\n\n\n\n<p>Je n\u2019ai jamais vu Pascaline maquill\u00e9e en 40 ans de fr\u00e9quentation. Pourtant la photo dans Lib\u00e9ration du 24 mars 2021, choisie par Marie Colmant et G\u00e9rard Lefort pour accompagner leur bel article en hommage \u00e0 Pascaline, la repr\u00e9sentait avec son ind\u00e9fectible rouge \u00e0 l\u00e8vres Jungle Red et faisait d\u2019elle une sorte d\u2019icone des ann\u00e9es 50&nbsp;: lunettes en aile de papillon et boucles d\u2019oreilles en cascades de perles. Cependant, sur le maquillage, qu\u2019\u00e9crit-elle dans <em>Parole&nbsp;!<\/em> en 1978&nbsp;? Elle y voit une \u00ab&nbsp;biffure&nbsp;\u00bb aux injures faites aux femmes&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mascara sur les cils battus d\u2019humiliation quotidienne agripp\u00e9es \u00e0 notre r\u00e9volte sexu\u00e9e&nbsp;\u00bb. Bref, le maquillage comme le f\u00e9minisme \u00e9tait un rem\u00e8de \u00e0 l\u2019oppression des femmes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pascaline \u00e9tait rebelle sans aucun doute&nbsp;; elle avait la dent dure, tout en sachant manier avec art la f\u00e9\u00e9rie. Elle n\u2019aimait pas notre go\u00fbt d\u2019un savoir trop proche de l\u2019universit\u00e9 et du gauchisme. Elle se sentait appartenir \u00e0 une autre plan\u00e8te. \u00ab&nbsp;Pour moi,&nbsp;l\u2019autodidacte d\u2019une lointaine banlieue&nbsp;\u00bb \u00e9crit-elle encore pour marquer son \u00e9tranget\u00e9. Pourtant, elle venait des beaux quartiers&nbsp;; elle avait v\u00e9cu avec sa famille dans les splendides ateliers d\u2019artistes aujourd\u2019hui class\u00e9s monuments historiques (7 rue Lebouis, 75014, Paris) et qui h\u00e9bergent la Fondation Cartier Bresson. Il ne fallait pas toujours prendre Pascaline au pied de la lettre. Son c\u00f4t\u00e9 journaliste ovni \u00e9tait pour elle un exercice de s\u00e9duction. La d\u00e9esse mousseline qu\u2019elle incarna au th\u00e9\u00e2tre \u00e0 Uz\u00e8s o\u00f9 sa m\u00e8re avait une maison et un atelier, ne doit pas nous faire oublier ses deux doubles pages dans <em>Parole&nbsp;!<\/em> intitul\u00e9es superbement <em>Apr\u00e8s Marx, Avril<\/em>, titre tir\u00e9 d\u2019un tract des autonomes italiens en 1977. Dans ces pages, elle r\u00e9active les symboles du mouvement de la Fraction Arm\u00e9e Rouge. Elle n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 r\u00e9investir la col\u00e8re et la r\u00e9volte des femmes du groupe Meinhof \u2013 Baader. Elle fait preuve d\u2019une connaissance exceptionnelle des mouvements dont les mots d\u2019ordre \u00e0 cette \u00e9poque z\u00e9braient l\u2019Allemagne et l\u2019Italie; elle savait le nom de Radio Alice et m\u00eame elle se scandalisait des d\u00e9crets de mise \u00e0 l\u2019isolement complet des prisonniers politiques (notes 40-41 de son article) et sur les abus inconstitutionnels de la RFA.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1979, avec Bela Elek, remarquable bibliophile, Pascaline avait sign\u00e9 un catalogue de la librairie <em>Biffures<\/em> (21 rue Saint-Jacques, Paris V\u00e8me)&nbsp;:&nbsp; <em>Histoire des Femmes et des F\u00e9minismes<\/em>. Bela Elek \u00e9tait le fr\u00e8re de Thomas Elek, membre du groupe des FTP-MOI de Manouchian (l\u2019Affiche Rouge), fusill\u00e9 par les Nazis sous l\u2019Occupation. Avec Bela, Pascaline entrait dans le monde tr\u00e8s ferm\u00e9 de l\u2019\u00e9rudition et de la R\u00e9sistance. En guise d\u2019avertissement \u00e0 ce catalogue, il est \u00e9crit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;En dehors des rubriques hypocrites habituelles&nbsp;: \u00e9rotica, sexologica, m\u0153urs, aucun catalogue dont la femme est l\u2019objet et le sujet unique (et le f\u00e9minisme son compl\u00e9ment) n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 publi\u00e9. Il a fallu trois ans de recherches f\u00e9briles pour r\u00e9unir ces 2104 volumes qui sont loin de repr\u00e9senter l\u2019\u00e9tendue du sujet. Outil de travail ou retour du refoul\u00e9 \u2018la m\u00e8re comme dit Sade en recommandera la lecture \u00e0 sa fille\u2019&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;Sign\u00e9 Bela Dynamo et Gasoline Klaxon&nbsp;\u00bb. La couverture du catalogue \u00e9tait illustr\u00e9e par des photos de m\u00e9galithes de livres que Pascaline avait entass\u00e9s dans la remise de Bela, ce qui \u00e9tait un forme \u00e9trange de classement, peu habituelle chez les libraires.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pascaline n\u2019\u00e9tait pas la f\u00e9e distraite que Lib\u00e9ration voulait lui voir jouer.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle se mit, par la suite, \u00e0 fr\u00e9quenter au quotidien l\u2019artiste Sophie Calle, plasticienne, photographe et cr\u00e9atrice d\u2019\u00e9v\u00e9nements. Pascaline a pr\u00e9tendu de nombreuses ann\u00e9es apr\u00e8s, lors d\u2019un s\u00e9jour en Normandie, que cette proximit\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 toxique et que Sophie Calle s\u2019\u00e9tait inspir\u00e9e de trop pr\u00e8s de ses propres travaux et de ses th\u00e9ories. Son \u0153uvre est pourtant toujours cach\u00e9e. Aux dires de sa famille, elle a laiss\u00e9 de tr\u00e8s nombreuses archives, carnets, dessins, \u00e9crits. L\u2019inventaire une fois termin\u00e9 nous donnera l\u2019occasion de mieux conna\u00eetre celle que l\u2019on surnommait affectueusement \u00e0 Lib\u00e9ration, Capsuline, une styliste brillante et une artiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Sources&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; t\u00e9moignage personnel<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; informations d\u2019Antoine Cuvelier, fr\u00e8re de Pascaline<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; article de Lib\u00e9ration en hommage<\/p>\n\n\n\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Pascaline Cuvelier (Facebook)<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019aimais beaucoup Pascaline&nbsp;: nous avons pass\u00e9 du temps, des vacances ensemble, \u00e0 Formentera dans les ann\u00e9es 1972-1973, mais aussi il y a 4 ans, elle est venue chez moi \u00e0 Veules les Roses pour quelques jours. Tous les soirs, elle s\u2019isolait pour regarder le coucher du soleil sur la mer. Elle avait un courage insens\u00e9&nbsp;; malgr\u00e9 son h\u00e9mipl\u00e9gie, elle voulait r\u00e9soudre tous ses probl\u00e8mes elle-m\u00eame avec une autonomie admirable. C\u2019\u00e9tait une irr\u00e9ductible.<\/p>\n\n\n\n<p>On pouvait appr\u00e9cier, chez cette femme singuli\u00e8re, le caract\u00e8re exigeant de ses convictions.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai le souvenir de sa vie avec Bela Elek quand elle transformait des piles de livres en \u0153uvre d\u2019art&nbsp;; j\u2019ai encore le catalogue qu\u2019elle avait \u00e9dit\u00e9 avec Bela et auquel elle avait donn\u00e9 son style.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Elle avait travaill\u00e9 avec Francis Berezn\u00e9 artiste peintre, rue Emile Lepeu dans un petit atelier vitr\u00e9 qui donnait sur la rue.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 notre grand regret, elle n\u2019avait pas un bon souvenir de sa collaboration \u00e0 la revue <em>Parole<\/em> dont elle avait fait la maquette.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ma part, je lui dois les couvertures de mes deux premiers livres publi\u00e9s chez Maspero. Elle avait fait aussi la couverture de L\u2019<em>Histoire sans qualit\u00e9s<\/em>, un des premiers recueil collectif sur l\u2019histoire des femmes, en 1979.<\/p>\n\n\n\n<p>Ses chroniques dans <em>Lib\u00e9ration<\/em> sur les objets de la vie quotidienne, dans lesquelles elle mettait beaucoup d\u2019\u00e9nergie, faisaient mon admiration.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me souviens de ses cheveux rougis par le henn\u00e9, de ses robes en imprim\u00e9 noir et blanc, de ses sandales en raffia, de sa beaut\u00e9 sophistiqu\u00e9e qui captait la lumi\u00e8re et qui a travers\u00e9 le mouvement.&nbsp; Incontestablement une artiste.<\/p>\n\n\n\n<p>Christine Faur\u00e9, mars 2021<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pascaline Cuvelier au travail dans Parole&nbsp;! 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